L’ŒIL DU POULPE ÉTAIT DANS LA MER DE LÉRINS…

Dans le bleu de la mer de Lérins

un plongeur regardait un amas de roches

Un poisson argenté passa sans s’arrêter

Le dîner attendra !

Mais soudain la sensation d’un mouvement

décida le plongeur à s’approcher…

Pas de doute la caverne refuge d’un poulpe

était bien là !

Ami semblait glisser à l’oreille le poulpe

ne peux tu pas rester ?

Le plongeur était photographe et ne se fit pas prier…

Clic, clac l’œil du poulpe était fixé dans la carte mémoire !

Un déclic pour refaire surgir un poème de Guillaume Apollinaire « Le poulpe »

publié en 1911 – Le Bestiaire, ou Cortège d’Orphée, -

« Jetant son encre vers les cieux,

Suçant le sang de ce qu’il aime

Et le trouvant délicieux,

Ce monstre inhumain, c’est moi même. »

Pour croire à la pieuvre, il faut l’avoir vue…

N’hésitez pas à plonger en mer de Lérins

à la recherche de l’œil du poulpe !

 

Jean de SAINT VICTOR de SAINT BLANCARD

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A LA RENCONTRE DU SPIROGRAPHE… (ANNÉLIDE)

 

Le Port de La Napoule est un milieu vivant !

Le saviez-vous ? Equipé de Palmes,Masque et Tuba (PMT) à partir de la Plage du Château de La Napoule approchez tranquillement de la digue du Port pour constater de visu le long de l’ouvrage les effets bénéfiques de la restauration de la diversité écologique…

Des petites bouées jaunes attireront vos regards et vous remarquerez des tubes mous composés de mucus et de sable d’où sortent de nombreux filaments colorés qui se déploient en couronnes tentaculaires spiralées d’un diamètre de dix à quinze centimètres depuis la bouche de l’animal.

Pas de doute possible ! Vous êtes en présence de Spirographes, une espèce de vers annélides tubicoles marins ou Sabella spallanzanii

Attention à votre approche car l’animal va se rétracter pour ne ressortir que quelques minutes plus tard pour se nourrir par ses branchies du plancton porté par les courants.

C’est confirmé ! Les petits fonds le long de cette digue du Port recèlent ainsi des beautés insoupçonnées et oniriques…

A vous d’apprécier ces vers à panache en les photographiant…

Quelques images partagées aideront à passer outre les préjugés sur ces vers qui ne partaient pas a priori en compétition pour remporter un prix « glamour » dans un Festival !

Jean de SAINT VICTOR de SAINT BLANCARD

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A LA RENCONTRE D’UNE «NACRE ÉPINEUSE »…

Amis Internautes, Lectrices, Lecteurs, Plongeuses, plongeurs, lors de vos explorations sous-marines en Méditerranée peut être aurez vous vos regards attirés par un bivalve à la coquille très fragile de forme triangulaire ?
Approchez-vous avec d’infinies précautions pour discerner une sorte d’éventail allongé de couleur brun rougeâtre avec son bord antérieur pointu et aplati enfoncé dans le substrat meuble.
Des filaments assurent son maintien.
A l’extérieur observez des valves recouvertes de grandes écailles cannelées et protubérantes en forme de tuile.
Pas de confusion possible avec la grande nacre «Pinna Nobilis » que vous pourrez rencontrer dans un autre milieu…
Nous sommes bien en présence d’une autre nacre à la dimension plus modeste mais rare en Méditerranée.
Nommons cette nacre : « Pinna Rudis » ou « Pinna Rudi Linnaeus » ou « Nacre du rocher » ou « Nacre épineuse »
«Pinna » en Latin « plume », « aile », « aube de roue de moulin » à vous de choisir pour la nommer une traduction en français qui ne trahirait pas la forme particulière de sa fragile coquille !
La petite nacre croisée au hasard d’une plongée dans un espace proche de la côte rocheuse n’avait rien de «Rudis » en Latin rien de « rude », « grossier » sauf le rattachement à l’espèce «Rudis »
« Pinna Rudis » se nourrit en filtrant le phytoplancton, c’est un animal hermaphrodite.
Sa fécondation est externe.
Sa pêche est interdite en France par un arrêté du 20.12.2004.
Cette petite Nacre est protégée, inscrite à l’Annexe II des Conventions de Barcelone et de Berne.
Ne comptez pas sur moi pour vous révéler aujourd’hui le lieu exact de cette belle rencontre sous-marine au large de Mandelieu-La Napoule à faible profondeur…
Je ne souhaite pas gâcher votre plaisir d’une surprise possible lors d’une plongée ou d’une randonnée aquatique…
Après tout le partage ici de photographies et ma recommandation de relectures d’ « Histoire de la mer » de Jean CAYROL devraient vous faire patienter avant vos prochaines explorations et photographies en mer de Lérins…

Je vous souhaite de belles rencontres sous-marines avec d’autres « coquillages de nacre blonde, des arrondis de grande dimension et d’une épaisseur de valve de plus trente millimètres… »

Jean de SAINT VICTOR de SAINT BLANCARD – www.subphotos.com – (f) Sea 4 You -