RESTAURATION DE LA DIVERSITE ECOLOGIQUE DANS LE PORT DE LA NAPOULE…

Lectrices, lecteurs le saviez vous ?

Une compensation écologique ou mesure compensatoire vise à compenser ou contrebalancer les effets néfastes pour l’environnement, d’un aménagement ou de la réalisation d’un projet inévitablement ou potentiellement créateur de nuisances.

Ces compensations qui peuvent par exemple être des travaux de restauration de milieux ou d’espèces, des processus immatériels comme la formation ou sensibilisation des usagers ou gestionnaires des sites…doivent théoriquement rétablir une situation d’une qualité globale au moins proche, si ce n’est meilleure, de la situation antérieure, ou un état de l’environnement jugé fonctionnellement « normal » ou « idéal »

Exemple de la directive cadre sur l’eau qui a pour objectif le «bon état écologique » des milieux aquatiques.

Les bonnes nouvelles ne sont pas légions…

Alors pourquoi ne pas saluer par un reportage les travaux entrepris pour la restauration de la diversité écologique dans le Port de La Napoule ?

De nouveaux équipements avec création d’un quai destiné aux grands catamarans à voile, l’amélioration de l’accueil des passagers à destination des Iles de Lérins…une partie des aménagements a été pensée de manière à inclure un projet à la fois original et innovant permettant de restaurer la biodiversité marine.

Autre bonne nouvelle : la concession du Port de La Napoule (06) a été prolongée de cinq (5) ans, portant son terme au 31 décembre 2029.

Le Yacht Club International de Mandelieu-La-Napoule – http://www.port-la-napoule.com -

(YCIMN) – la société concessionnaire du port, travaillait depuis plusieurs années, avec le soutien de ses actionnaires, sur ce projet d’aménagement d’un quai dans le but de créer cinq (5) postes d’amarrages pour catamarans à voile, chacun de 20 mètres de long et 10 mètres de large, situés au niveau de la passe d’entrée du port.
Places publiques du plan d’eau qui est ainsi optimisé, places uniquement proposées à la location et non pas « à vendre » sous forme d’amodiations.

L’un des aspects déterminants dans l’appréciation d’une place amodiée est le nombre d’années durant laquelle il est possible de l’utiliser et désormais la situation est claire suite à la prolongation de la concession qui rassure toutes les parties prenantes à la valorisation du domaine maritime.

L’instruction administrative du dossier d’extension du Port de La Napoule a été longue et complexe mais la persévérance finit par être récompensée…
Rappelons que la délibération du Conseil Municipal  le 23 novembre  2015 validant l’avenant N°8 au contrat de concession portant sur la réalisation des travaux et la prolongation de cinq (5) ans aura nécessité de nombreux échanges entre les Services de la Préfecture des Alpes-Maritimes chargé du contrôle de la légalité et les services de la Mairie de Mandelieu-La Napoule.

Sans aucune autre nouvelle observation des Services de la Préfecture des Alpes-Maritimes, le 1er août 2016 l’ancien Maire  de Mandelieu-La Napoule,  Monsieur Henri LEROY (aujourd’hui Sénateur) pouvait enfin écrire à la SA du YCIMN pour demander au concessionnaire de mettre en œuvre l’aménagement tant attendu du Port de La Napoule ( mettant fort heureusement un terme à une période d’incertitude concernant la vente et l’achat d’actions de la SA du YCIMN autrement dit la « vente des places du port »

Au niveau des dispositifs permettant une diversification des habitats : signalons des modules sur les parois verticales (Protec) et implantation de végétaux artificiels (Sargass)

Ces structures sont installées dans les milieux où l’on souhaite un retour de la biodiversité : ils offrent à la fois protection pour les juvéniles, abri pour certaines espèces, support pour la ponte mais aussi nourriture.

Les « Sargass » : filins de corde imitant les végétaux, attachés à un flotteur et ancrés au fond.
Les organismes vivants (épibiose) qui s’y développent servent ensuite de point de fixation pour les pontes des poissons et de crustacés.

Les « Protec » : sont des dispositifs destinés à façonner des aspérités sur les parois verticales qui, de par leur nature, n’en offrent pas. Créant ainsi des abris pour la faune, ils permettent une augmentation du nombre d’espèces autour des aménagements portuaires et l’installation de juvéniles.

C’est la Société P2A développement spécialisée dans l’acquisition et le traitement des données pour la réalisation de tous types d’études de diagnostic écologique en milieu marin

qui est intervenue dans le Port de La Napoule et qui continue à suivre de manière scientifique la qualité du milieu.
Des bouées d’information pour sentier sous-marins ont été commandées  et seront prochainement fournies par P2A développement au Port de La Napoule

Pour mieux connaître les « Activités », « Moyens », « Références » de la Société P2A développement visitez leur site internet :  http://www.p2adev.com

Que ces photographies partagées dans votre magazine et/ou sur mon site internet www.subphotos.com  puissent encourager au respect de la doctrine ou séquence dite « supprimer, réduire ou compenser » depuis l’adoption de la loi sur la protection de la nature de juillet 1976.

Le principe de compensation après étude des impacts négatifs d’un projet sur l’environnement est de mieux en mieux compris…

Félicitons celles et ceux qui agissent pour mettre en œuvre la compensation écologique ou mesure compensatoire afin de restaurer dans les ports la biodiversité marine.

Citons le nouveau Maire de Mandelieu-La Napoule, Maître Sébastien LEROY – Vice-Président de la Communauté d’Agglomération Cannes Pays de Lérins – www.paysdelerins.fr –  : « Notre patrimoine maritime  constitue l’une des grandes richesses de notre territoire. Il participe d’une part, à développer notre attractivité touristique et d’autre part, il constitue un réel défi de sauvegarde de l’environnement. »

N’oublions pas de signaler que David LISNARD, Maire de Cannes et Vice-Président du Département des Alpes-Maritimes a engagé en mai 2015 une démarche pour inscrire la baie de Cannes (constituée des îles de Lérins et de la Croisette) sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO pour protéger et valoriser le patrimoine naturel, culturel et spirituel.

Vous pouvez  soutenir la candidature de Cannes – îles de Lérins –  via un formulaire à remplir sur www.cannes.com

Venez plonger dans La mer de Lérins pour explorer ses fonds, en appréciant de photographier sa faune et sa flore…

Jean de SAINT VICTOR de SAINT BLANCARD

www.subphotos.com – (f) Sea 4 You –

REMERCIEMENTS

Madame Hélène KOTCHOUNIAN – Directrice du YCIMN -

http://www.port-la-napoule.com

Monsieur Jean-Yves JOUVENEL – Gérant de P2A développement -

Docteur Océanographe-Biologiste diplômé de l’EPHE de Perpignan

Spécialité Ichtyoécologie  – gestion des ressources halieutiques, suivis scientifiques de la faune marine en Méditerranée – Précurseur dans le domaine de l’expertise et du génie écologique -

http://www.p2adev.com

 

Monsieur Olivier ESPINASSE

« Centre de Plongée LA CIGALE »

– Projet de création d’un récif artificiel – Immersion d’une épave –

www.lacigale-plongee.com