L’EPAVE DU KLED GAEOW (KEAOW) EN THAILANDE AU LARGE DE PHI PHI DON…

Ami(e)s internautes vous  apprécierez en surfant sur www.subphotos.com des photos qui assurent la promotion de la plongée en Asie et notamment en Thaïlande.

 L’ île de Phi Phi Don (Koh Phi Phi Don), Koh signifiant « île » en thaï est la plus grande île d’un archipel réputé pour la qualité de ses infrastructures touristiques.

 Très durement touchée par le séisme du 26 décembre 2004 dans l’océan Indien, elle s’est relevée des conséquences de la catastrophe en reconstruisant des infrastructures touristiques sur le tombolo, la bande de terre séparant les deux baies du centre de l’île.

 Un système d’alerte au tsunami a été mis en place et les habitants savent désormais comment réagir avec des panneaux répartis dans le village qui indiquent le chemin d’évacuation à suivre en cas d’alerte vers le point le plus haut de l’île (View Point).

 Le flot continu de touristes et de bateaux est géré chaque jour car l’île maintient une attractivité non démentie par les plongeuses et plongeurs, les passionnés d’escalade de vertigineuses falaises calcaires, ou de simples loisirs balnéaires…

 Paysages paradisiaques exploités lors d’un tournage en 2000 du film « La Plage » sur le site de Maya Bay avec Leornado DiCaprio, Guillaume Canet et Virginie Ledoyen, paysages qui assurent une belle promotion « carte postale » pour attirer encore davantage de touristes…

 Pour conforter l’attractivité d’une destination « plongée » il existe une possibilité d’utiliser et de valoriser la capacité naturelle de colonisation des es^èces pionnières et de bioconstruction des organismes aquatiques.

Immerger volontairement une structure, à des fins d’étude scientifique d’un lieu (contre les vagues et les effets du vent), de production halieutique ou de loisir (plongée et photo sous-marine) une politique volontariste d’immersion de récifs artificiels peut s’avérer « payante » par une colonisation in situ de nombreuses espèces de poissons et crustacés.

 Certains pays comme le Japon ont une stratégie à grande échelle de développement de récifs artificiels avec un budget cohérent et important pour l’étude et bio-aménagements des fonds marins.

 Certaines épaves immergées volontairement peuvent jouer localement un rôle d’oasis pour la biodiversité sans insister sur l’aspect attractif de renouvellement de spots de plongées pour élargir le champs des explorations et réduire la pression sur certains sites trop fréquentés…

 Au large de Phi Phi Don les plongeuses et plongeurs avaient l’habitude de programmer des plongées sur l’épave de 85 mètres « King Crusier » un navire ferry catamaran coulé par accident le 4 mai 1997 non loin d’ « Anemone Reef » à l’issue d’une erreur inexplicable de navigation dans le cadre d’un service régulier entre Phuket et Phi Phi…

 Le 19 mars 2014 un ancien navire auxiliaire de transport désarmé de la Royal Thai Navy le Kled Gaeow (Keaow) a été coulé volontairement  à l’est de Piley Bay (Ko Phi Phi Ley)

Ses dimensions modestes : 47,2m x 7.7m x 13m ne doivent pas occulter les atouts pour l’exploration facilitée par le choix du lieu de l’immersion.

Le château est à 14-16 mètres de profondeur relié à une bouée de marque en surface, le pont principal à 20 mètres et vous pouvez vous diriger vers la poupe pour photographier l’hélice à 27 mètres.

 L’exploration est facile mais au niveau central la visibilité est réduite ce qui confirme l’utilité de lampes lors d’une visite de certains compartiments…

 La vie sous-marine s’est développée sur cette épave devenue un spot recherché par des photographes et ou vidéastes.

 Pensez à surveiller les mouvements des nombreux  « Poissons Lions » même si cette faune est très photogénique avec un(e) modèle accompagnateur(trice) en arrière plan !

 Nous constatons depuis des années de nombreuses Conventions, des Protocoles de protection de l’environnement, des rapports de Parlementaires inquiets par l’altération de la santé de la mer…

Des formes nouvelles de pollutions pourraient nous faire dire que l’eau de mer n’est pas assez respectée au risque de laisser aux futures générations un océan de désolation !

 Que de risques de pollution liés aux activités humaines, industrielles, culture intensive, tourisme intensif qui justifient des réglementations sans doute contraignantes mais indispensables pour que la mer ne soit pas considérée comme une poubelle où il est parfois trop facile de se débarrasser à bon compte de ses déchets au lieu de payer les coûts de leurs recyclages !

Les Océans ne devraient pas être un dépotoir de plastique…

Les détritus de plastique qui couvrent certaines plages reflètent les plus bas instincts de l’homme qui abandonne tout ce qui ne lui sert plus sans réaliser parfois qu’au gré des vents et des courants marins, un déchet plastique risque de se retrouver parmi de milliers d’autres sur une autre plage et peut être blesser ou étouffer des animaux marins…

Certains entreront dans la chaîne alimentaire et quelques nanoparticules toxiques pourraient ainsi compléter un repas ?

L’interdiction des sacs en plastique redonne un peu d’espoir pour réduire les déchets en plastique…

 Par ailleurs dépolluer un bâtiment avant de l’immerger ne semble pas relever d’une « mission impossible » même si curseur du niveau de dépollution est poussé au plus haut par des écologistes qui craignent les effets contaminants des « PCB » (polychlorobiphényles) toxiques pour les maillons de la chaîne alimentaire marine…

 Si 30 % du plastique que nous produisons se retrouve dans l’environnement et finit tôt ou tard dans les océans la société humaine qui fabrique 20 fois plus de plastique qu’il y a 50 ans a une immense responsabilité pour repenser l’usage du plastique et réduire des déchets qui vont se retrouver en mer…

 Réveiller les consciences, changer les mentalités cela sera peut être le résultat positif des rapports d’experts mais au bout de combien d’années ?

Pour nous plongeurs(ses) notre intérêt dans l’immédiat est sans doute par nos comportements responsables de laisser du temps à la mer pour s’auto-entretenir…

Nous devons veiller à ne pas bouleverser les équilibres du milieu marin en transformant les côtes en égoûts au risque d’une stérilisation et d’un envasement des fonds…

 Un espoir existe à petite échelle et en environnement contrôlé de recyclage du plastique en produit comestible grâce à un champignon fungi mutarium mais en y ajoutant la collecte des plastiques en mer qui est un travail immense digne de Sisyphe plus la taxation des pollueurs ces solutions ne suffiront pas à combattre les conséquences de l’ampleur de la pollution…

 La production mondiale des plastiques pourrait doubler au cours des vingt prochaines années !

 Revenons au plaisir d’exploration d’épaves et des fonds sous-marins par exemple au large de Phi Phi Don pour conclure sur un message positif…

 Les spots de plongées au large de Phi Phi Don présentent des exemples attractifs  de « mer refuge » pour un plaisir de plonger de plus en plus partagé par les nombreux touristes. Par leurs briefings et leurs comportements sous l’eau les Moniteurs(trices) professionnels qui encadrent les nombreux plongeurs font partager une approche respectueuse du milieu.

En dépit de la croissance importante du nombre de plongeurs la richesse des fonds sous-marins reste visible démontrant que  l’attractivité des plongées au large de Phi Phi Don reste intacte…

 Le respect des consignes de protection du milieu l’implication des Moniteurs(trices) de plongée participe à la protection des spots de plongées.

 Les nombreux plongeurs(es) sont attentifs aux consignes répétées lors d’un briefing.

 Les glènes des détendeurs de secours sont attachées, une distance par rapport à la flore sous-marine est observée sous les regards attentifs des guides de plongée.

 Les photographes et vidéastes redoublent de précautions lors des prises de vues sous-marines pour ne pas abimer la flore sous-marine et cela exige bien entendu une parfaite maîtrise de son matériel à commencer par son lestage et l’utilisation de son gilet stabilisateur.

En quittant une zone d’observation et ou de prises de vues : ne donnons pas un coup de palmes intempestif et maladroit !

 Depuis des années il faut admettre des progrès importants dans le comportement des palanquées la plupart du temps parfaitement conduites par des guides sensibles à la sauvegarde de l’attractivité de sites de plongées parfois très fréquentés.

 Le développement observé au large de Phi Phi Don de la faune et la flore sous-marine notamment sur les épaves visitées en Novembre 2016 sont autant de signaux d’encouragements pour vous inciter à venir plonger en mer d’Andaman…

 Alors n’hésitez plus à programmer Phi Phi Don ou d’autres destinations en THAILANDE en 2017 pour vos prochaines plongées…

 Jean de SAINT VICTOR de SAINT BLANCARD – www.subphotos.com -

 Remerciements

« SEA FROG DIVING CENTER » (depuis 1987)

www.ppseafrog.com