A LA RENCONTRE DE DAME MURÈNE…

En grec muraina ou en latin murena ou en anglais moray mais concentrons-nous sur dame murène en français dans le texte !

Combien d’espèces de murènes ? Près de deux cent différentes par leurs tailles, la coloration de leur peau ?

La murène du Japon est un poisson largement pêché…

Plongeuses, plongeurs redoutent une morsure de murène.

Après tout nous sommes peut être influencés par la lecture d’un auteur latin Pline qui raconte des pratiques cruelles d’un gastronome romain Vedius Polion qui aurait jeté ses ennemis dans un bassin rempli de murènes ?

Dame murène à l’affût laisse entrevoir sa tête hors d’une sombre anfractuosité mais en plongée nous pouvons parfois la voir nager en pleine eau pour se glisser d’un repaire à un autre…

Dame murène est à toutes ses sauces dans l’ouvrage d’Apicius (De re coquinaria) avec six recettes pour l’agrémenter lorsqu’elle était servie rôtie ou bouillie !

Allez n’oublions pas de citer  Cicéron avec son ouvrage Pro Murena même s’il s’agissait d’un plaidoyer pour défendre le Consul Lucius Licinius Murena à l’aise pour nager comme un poisson carnassier en…politique mais accusé à l’époque de Cicéron de fraude électorale !

Au delà de l’intérêt de connaître l’étymologie latine du nom d’un poisson nous avons beaucoup de chance de pouvoir admirer des dames murènes parées de leurs plus beaux atours qui se laissent photographier…

Jean de SAINT VICTOR de SAINT BLANCARD – www.subphotos.com – (f) Sea 4 You -

Lecture recommandée : «La fabuleuse histoire du nom des poissons – Du tout petit poisson-clownerie au très grand requin blanc » d’Henriette Walter & Pierre Avenas chez Robert Laffont -

A LA RENCONTRE DE « NEMO » …

Lectrices, lecteurs, plongeuses, plongeurs, ami(e)s internautes, vous admettrez que le « poisson-clown » est redevable depuis 2003 pour sa notoriété à un dessin animé « Le monde de Nemo ».

Difficile de rencontrer lors d’une vie d’explorations sous-marines la trentaine d’espèces de poissons-clowns.

Mais comment ne pas ressentir une émotion et piquer notre curiosité lorsque sur fond orangé nos regards sont attirés par trois, deux, et parfois une seule bande blanche verticale, à l’exception de celle du dos !

La livrée de ce poisson peut faire penser à un costume de clown orangé, rouge, noir…

Avec trois bandes, certains savants ne perdant pas leur latin le nommeraient Amphiprion ocellaris (Amphiprion ocellé).

Un poisson qui a une curieuse façon de nager en se dandinant comme un clown faisant son entrée sur la piste aux étoiles d’un cirque subaquatique !

Artiste un peu cabotin dans le rôle de Pagliaccio dans la commedia dell’arte ?

Comment s’y retrouver dans les nombreux noms donnés au « poisson-clown » ?

« Anemonefish », « poisson anémone » cela se justifie avec l’étude biologique du milieu de vie de « Nemo ».

Une vie en symbiose avec une anémone de mer au venin paralysant cela vous tente ?

Pas moi !

Et pourtant le compromis entre le poisson-clown et l’anémone est à peine croyable : refuge offert à Nemo dans les tentacules qui est ainsi protégé des prédateurs tout comme l’anémone au venin paralysant.

Nemo aurait-il gagné lors d’épreuves à Koh Lanta ou Ko Rok au large de Phuket en Thaïlande une précieuse « immunité » ?

Pardonnez moi cette clownerie d’écriture de « télé réalité » au sujet de Nemo mais il est vrai qu’un mucus immunise ce poisson dés qu’il est au contact de la redoutable anémone !

Modèle de cohabitation pour un poisson hermaphrodite protandrique toujours mâle au début de sa vie.

Plusieurs mâles et une seule femelle dans un territoire et lorsque la femelle disparaît, le mâle dominant se transforme en femelle et prend sa place.

Comme d’autres poissons peu nombreux les poissons-clownesques communiqueraient entre eux en émettant des sons qui ont pu être enregistrés dans un Aquarium.

Cela seraient des claquements de dents rythmés à différences fréquences.

L’aperçu de ses ouïes est dentelé, ainsi que le préopercule et vous avez l’explication du genre d’appartenance de Nemo : « Amphiprion » est le synonyme savant de « poisson-clown » ou « double-scie » en grec  « amphi » = « double » et « priôn » = « scie ».

Toutes les originalités de Nemo doivent nous inciter à une approche respectueuse et prudente de son milieu de vie.

Bonnes plongées à la rencontre de Nemo…

Jean de SAINT VICTOR de SAINT BLANCARD – www.subphotos.com – (f) Sea 4 You » -

A lire chez Robert Laffont : « LA FABULEUSE HISTOIRE DU NOM DES POISSONS »

Du tout petit poisson-clown au très grand requin blanc par Henriette Walter et Pierre Avenas

 

A LA RENCONTRE DE L’HIPPOCAMPE…

Lectrices, lecteurs, amis Internautes, plongeuses, plongeurs vous avez sans doute pris du recul depuis vos lectures de Pline (IX, 3) qui affirmait la présence dans les fonds marins de… « beaucoup d’êtres monstrueux, car les semences et les embryons s’y confondent et s’agglomèrent de multiples façons, roulés soit par le vent soit par la vague ».

Ajoutant à propos de l’hippocampe : «…rien d’étonnant à ce que des têtes de chevaux surmontent de minuscules escargots » !

‘Hippocampus » est  emprunté du grec « hippokampos » et l’étymologie  pose clairement avec « hippos »  l’origine «cheval » mais pour « kampos » est-ce à rechercher dans « kampé » ou « chenille » pour faire allusion à la queue de l’hippocampe qui se courbe et s’enroule autour de branches de gorgones ou d’algues ?

Lors de prises de vues sous-marines d’hippocampes pensons-nous vraiment à l’association « cheval » et « chenille » pour faire plaisir aux distingués et savants linguistes ?

Gardons nous à l’esprit l’image du char de Poséidon, le dieu de la mer ?

Attelage divin tiré selon la mythologie grecque par deux monstres chimériques amphibies mi-cheval mi dauphin peut être deux hippokampos ou  hippocampes ?

Dans la nature tout ce qui peut être est…

La réalité peut ainsi dépasser la fiction comme par exemple une rencontre d’un dragon de mer feuillu en Australie dont le corps a exactement la forme d’une algue arborescente.
Constat d’un mimétisme étonnant qui atteint un degré de sophistication inimaginable.

Cela est bien réel et va compliquer l’objectif du photographe désireux de rencontrer sinon un dragon de mer feuillu du moins un hippocampe.

Comme il a raison de se cacher de se mettre bien à l’abri de croyances fantaisistes pour des vertus supposées aphrodisiaques !

Sur la face interne de chaque lobe temporal de notre cerveau il existe une circonvolution essentielle à la mémoire et à l’apprentissage nommée « hippocampe »

Une ressemblance de forme qui devrait inciter à protéger de pêche excessive des espèces d’hippocampes en danger d’extinction ?

Fragiles hippocampes  qui peuvent être victimes de leur réputation pour des vertus imaginaires…

Retenons le mode original de reproduction  des hippocampes : c’est la femelle qui lors d’une tendre parade nuptiale introduit ses ovules dans la poche ventrale du mâle.

Il va féconder et incuber les œufs puis quelques mois après ill accouchera des petits en assumant d’intenses contractions !

Chez les syngnates (aiguilles de mer) qui ont un museau tubulaire comme les hippocampes la même inversion des rôles mais les œufs sont collés sur l’abdomen des mâles ce qui va faciliter la naissance des petits…

Sous l’eau ouvrez bien vos yeux et vous rencontrerez lors de vos plongées hippocampes, chimères et pégases trois poissons aux noms tirés de la mythologie grecque…

Appliquez-vous à photographier sous le meilleur angle possible ces créatures avec d’infinies précautions pour ne pas les effrayer ou perturber leur environnement naturel.

N’hésitez pas à partager par vos images vos plus belles rencontres sous-marines…

Jean de SAINT VICTOR de SAINT BLANCARD

www.subphotos.com –  (f) Sea 4 You –

A lire : “La fabuleuse histoire du nom des poissons » d’Henriette Walter er Pierre AVENAS -Ouvrage édité en 2011 par Robert Laffont -

Nouvelle correspondance de Thaïlande…

« Dix langues qui affirment ne valent pas deux yeux qui voient ! »

Un encouragement proverbial à revenir en Thaïlande en remerciant pour les nouveaux sourires,

en savourant la douceur de vivre, la tolérance, l’ouverture d’esprit,

la courtoisie, la gentillesse, les saveurs exquises de mets simples.

J’aime ressentir des émotions au fil d’une navigation en mer d’Andaman,

satisfaire la curiosité de la découverte de nouvelles plongées proches des îles.

Beauté saisissante des plages, richesses des eaux, regards portés vers des falaises calcaires vertigineuses couvertes de jungle.

Attirance vers des grottes, rencontres sympathiques avec des poulpes ou des seiches ou de bien curieux poissons exotiques dont les noms ont sans doute une histoire…

Sachez répondre à une invitation pour visiter de nouveaux jardins secrets de Neptune…

Pourquoi pas à bord du « Sea 4 You » pour naviguer et plonger lors d’une nouvelle saison d’exploration ?

Demain le soleil brillera pour sécher nos effets.

Voyager c’est apprendre, photographier c’est raconter.

Lorsque la nuit tombera l’ivresse de l’amour reviendra…

Jean de Saint Victor de Saint Blancard – www.subphotos.com -

facebook : Sea 4 You – Above & Under Andaman Sea -

LA PHOTOGRAPHIE SOUS-MARINE D’HIER A NOS JOURS…

Chers Internautes,

 Rassurez-vous ! Dans les lignes qui suivent je ne vais pas vous parler de la « Lanterne d’Aristote »  ni vous inviter à photographier les entrailles d’un oursin encore que…

Pas l’intention d’ouvrir un débat sur des réponses possibles à la question digne d’un Régent d’une chaire de Pataphysique : Pourquoi l’eau mouille ?

 Non…il s’agit simplement de se rappeler ensemble des difficultés qui ont dû être surmontées avant que la photographie sous-marine devienne un fait, fasse irruption dans nos foyers à travers des revues, des livres, et à la télévision…

 Avouons le simplement entre nous certaines images de l’épave du Titanic, les films de l’équipe Cousteau, la projection du film de Luc Besson « Le Grand Bleu » ont pu marquer nos esprits…

Certaines images d’explorations scientifiques des grands-fonds, de découvertes d’épaves continueront longtemps de  nous fasciner…

 Que d’ingéniosité pour celles et ceux qui se sont acharnés à remonter à la surface des images d’un univers liquide longtemps considéré comme inaccessible…

 Avant la Première Guerre mondiale, lorsque la « photographie sous-marine » était évoquée cela recouvrait des pratiques aussi différentes que des prises de vues effectuées à partir de sous-marins ou d’observatoires, des prises de vues dans des caissons à air comprimé ou réalisées de manière empirique « à l’aveuglette » avec un dispositif descendu sous l’eau ou des prises de vues avec des photomètres.

 Que de progrès techniques constatés au fil des années d’abord en « argentique » avec la mise sur le marché de la  gamme « Nikonos » de conception entièrement étanches sans détailler les nombreux systèmes de boîtiers qui permettent d’emporter un appareil standard sous l’eau et sans oublier un appareil « Kodak » de petit format jetable…

Aujourd’hui cela nous semble banal de disposer de compacts numériques de reflex numériques avec des objectifs de très haute qualité placés en caissons étanches et…demain la miniaturisation ?

Demain appartient au génie humain car l’histoire de la photographie est avant tout une histoire d’hommes face au défi de reculer les limites de la réalisation technique…

 Admettons la communication en 1839 à l’Académie des Sciences par François ARAGO comme  une sorte de point de départ de la photographie et la communication de Louis BOUTAN en 1893 comme le point de départ de l’application de la photographie à l’univers subaquatique.

 Saluons les précurseurs comme William THOMSON qui a tenté en 1856 de réaliser une prise de vue sous-marine à Weymouth en Grande-Bretagne, la même année Willhelm BAUER, inventeur allemand méconnu du sous-marin qui tenta des prendre des photographies à travers les hublots de son sous-marin  « le Seeteufel » dans la baie de Cronstadt en Russie, le français Ernest BAZIN et son observatoire sous-marin chargé en 1870, par un consortium financier de remonter le trésor de la flotte espagnole coulée dans la baie de Vigo,  un autre français Paul REGNARD qui proposa au prince Albert 1er de Monaco un photomètre et un dispositif permettant de photographier le fond de la mer ou toute autre profondeur inaccessible…

 Louis BOUTAN formulait un souhait en 1900 : « J’ai ouvert la voie…A d’autres de la suivre, de frayer de nouveaux chemins et d’arriver au but définitif. »

Stéréographie en 1901, couleur dès 1912, cinématographie à partir de 1914, télévision en 1931 pour ne citer que les principaux développements techniques dans la suite des inventions des pionniers qui ont pu ouvrir un passage vers l’âge adulte de la photographie sous-marine.

 Cela méritait bien de saluer en ce début du XXIème siècle ce long chemin de l’évolution des techniques depuis l’ère des pionniers, des découvreurs, des inventeurs…

 Tout a changé au niveau des optiques, des éclairages, des équipements « numériques » et l’engouement pour des destinations exotiques désormais acces à écrire de nouvelles  partitions artistiques ? Par le partage de nos plus belles images offrir une ode à la photographie subaquatique ?

 Une image, aussi simple soit-elle peut plaire ou déplaire au delà du sujet abordé.

La composition peut faire la différence entre une image qui attire le regard et une autre qui laisse indifférent.

Ne prenons par les règles artistiques comme des carcans qui brideraient notre créativité car de la transgression peut naître la surprise de l’ émotion !

Collez votre œil dans un viseur et imaginez que vous devez composer une œuvre d’art en organisant les composantes d’un ensemble.

Vous avez des formes, des masses, des couleurs à disposer, à agencer et le hasard n’a rien à voir avec la maîtrise de la composition d’une image.

En macrophotographie, en photo de poisson, en ambiance vous devez maîtriser les théories adaptables de la composition car elles concourrent au langage de l’image et donc à la compréhension du message photographique.

 Notre culture occidentale nous guide vers une lecture dans un sens établi de gauche vers la droite par un balayage empruntant des lignes horizontales et diagonales.

Pour schématiser sans se prendre pour « Zorro » l’oeil va partir d’un coin supérieur gauche pour terminer à l’opposé dans le coin inférieur droit. Si présence d’éléments attractifs (un(e) modèle plongeuse(eur), une couleur vive comme le jaune ou le rouge, un sujet précis notre regard va s’arrêter ou revenir à des points particuliers.

Le format 24X36 correspond à cette proportion de (1 racine de 5) / 2 soit environ 1,618 un rapport de format agréable à l’oeil, le nombre d’or dans le domaine artistique.

Le choix du cadrage, la règle des tiers et des points forts, l’équilibre des masses, le dynamisme apporté par la diagonale, difficile d’être exhaustif en matière artistique en n’oubliant pas que des règles refusées pour valoriser un message particulier ouvrent parfois des débats passionnés au sein des membre de Jury qui doivent noter une image qui peut surprendre…

 Photographier sous l’eau c’est en principe se laisser le temps de chercher différents cadrages…trouver le « bon » angle, saisir l’instant…mais le petit poisson « Némo » est souvent allergique à la pose devant l’objectif…

Espiègle n’en doutez pas…il refusera souvent de vous laisser le temps du mode « pause » !

 Le but de la construction de nos images sous l’eau est de traduire un message, une émotion…

Est-ce exagéré d’écrire que la phrase photographique peut comprendre un sujet, un verbe et dans certains cas, des attributs ?

Sujet clair dans l’image, décelable au premier coup d’oeil ! Le rythme, la dynamique dans l’image c’est le verbe ! Pas le monopole des « tribuns » ! Formes, couleurs répétées, orientation des regards de modèles ou de poissons, attitudes, mouvements saisis en instantanés, sur le vif, des signes apportant  l’expression, la rhétorique à l’image ce sont les…attributs ! Ils soulignent des messages, qui agrémentent la composition qui corroborent l’information créée, partagée…

Je n’ose entrer dans une discussion sur le « beau » la « beauté » d’une image, notion abstraite liée à ne nombreux aspects de notre existence humaine.

Je n’ai sans doute pas assez étudié la discipline philosophique de l’esthétique mais puis-je partager avec vous les souvenirs d’expériences sensorielles, de perceptions, d’expériences intellectuelles qui ont pu procurer une sensation de plaisir ou un sentiment provenant de formes, d’aspects visuels, de mouvements de sons ?

 Ais-je suivi Platon par l’amour (éros) de désirer et découvrir des choses de plus en plus belles sous la mer comme sur terre ?

Faut-il laisser le désir des beaux corps pour passer à l’amour des belles âmes et parvenir à la contemplation de la beauté en soi bien supérieure à la jouissance provoquée par de beaux objets en particulier ?

Se rapprocher d’un idéal ? Etre ce qui doit être la beauté assimilée à la perfection esthétique ?

Peut être le mystère de l’ascension de l’âme vers le divin ?

Allez il est temps de se replonger dans les merveilles de la faune et de la flore sous-marine à la portée de nos regards et de nos objectifs photographiques…

 Photographes, plongeuses, plongeurs par notre simple présence nous devenons sous l’eau un facteur de modification du fragile équilibre que représente l’écosystème subaquatique.

Le lestage, l’utilisation parfaitement maîtrisée des gilets stabilisateurs en plongée sont essentiels car les mains sont encombrées sous l’eau par la tenue des appareils de prises de vues et ou d’éclairages !

Des qualités seront développées par une longue expérience de la plongée et de la photographie subaquatique : observation, analyse des situations et des comportements, calme et sang froid…

Vous admettrez que ces qualités sont utiles pour contrôler l’approche de certains sujets et pour réaliser de meilleures images ?

 Voyager c’est apprendre…

Photographier c’est raconter…

Permettez-moi, Chers Internautes, de vous inviter à voyager en partageant quelques photographies avec vous pour illustrer ces lignes…

 Jean de SAINT VICTOR de SAINT BLANCARD – www.subphotos.com -